Retrouvez les définitions des termes essentiels utilisés dans le domaine de la veille médiatique, du monitoring et de l'analyse de la présence média. Un référentiel pratique pour mieux comprendre nos solutions et le secteur.
Une alerte médiatique est une notification automatique envoyée dès la détection d'une mention importante dans les médias. Les alertes sont paramétrées selon des critères précis : mention du nom, publication dans un média à forte audience, ton négatif, ou sujet sensible. Elles sont critiques pour la réactivité des équipes de communication face aux crises.
Une alerte médiatique est une notification automatique envoyée dès qu'une mention d'un mot-clé surveillé apparaît dans les médias. Elle permet aux équipes communication de réagir rapidement aux nouvelles publications concernant leur organisation.
Les alertes peuvent être configurées selon différents critères : mots-clés, sources, langues, tonalité ou importance de la publication. Elles sont diffusées par email, SMS ou notification d'application mobile, selon le niveau d'urgence défini.
L'analyse de sentiment consiste à qualifier le ton émotionnel d'un contenu médiatique : positif, négatif ou neutre. Elle peut être réalisée manuellement par des analystes ou de façon automatisée par des algorithmes NLP. Au Maroc, elle présente des défis liés au multilinguisme (français, arabe classique, darija, amazighe).
L'analyse de sentiment (ou opinion mining) est une technique de traitement automatique du langage naturel (NLP) qui permet d'identifier et de qualifier l'orientation émotionnelle d'un texte : positive, négative ou neutre. Appliquée à la veille médiatique, elle automatise la qualification des retombées presse à grande échelle.
L'analyse de sentiment peut être réalisée par des algorithmes d'apprentissage automatique ou par des humains (méthode manuelle). Dans le contexte marocain multilingue (français, arabe, darija), les outils automatiques nécessitent une adaptation spécifique pour être pleinement efficaces.
L'attaché de presse est un professionnel de la communication spécialisé dans les relations avec les journalistes et les médias. Il assure le lien entre son organisation (ou ses clients) et les rédactions, gère la diffusion des communiqués de presse, organise les événements médias et coordonne les demandes d'interviews.
Au Maroc, l'attaché de presse travaille généralement pour une entreprise, une institution publique, une agence de communication ou en freelance. Ses compétences couvrent la rédaction, la connaissance des médias locaux, le protocole et la gestion de crise.
Le benchmark médiatique est une analyse comparative de la couverture médiatique d'une organisation par rapport à ses concurrents ou homologues sur une période donnée. Il permet d'évaluer la performance relative en termes de volume de mentions, de tonalité, de part de voix et de présence sur les différents supports médiatiques.
Le benchmark médiatique est un outil précieux pour définir des objectifs réalistes de communication, identifier les bonnes pratiques de communication de ses concurrents et justifier les investissements en relations presse.
Le benchmark sectoriel consiste à comparer la couverture médiatique d'une organisation avec celle de ses concurrents dans le même secteur. Il évalue la position médiatique relative : part de voix, ton moyen, sujets associés, présence dans les différents types de médias. Outil stratégique indispensable pour orienter les décisions de communication.
Le bilan d'image est une analyse approfondie de la perception médiatique d'une organisation sur une période définie (généralement annuelle). Il évalue la qualité de la couverture, les thématiques dominantes, l'évolution du positionnement et l'efficacité des actions de communication. Outil indispensable pour mesurer le ROI des relations presse et ajuster la stratégie.
Un clip presse (ou coupure de presse) est une copie ou un enregistrement d'un article, reportage, passage TV ou radio qui mentionne une organisation. Les clips constituent la matière première de la veille médiatique : ils sont collectés, qualifiés et archivés. Aujourd'hui majoritairement numériques, ils se présentent sous forme de captures d'écran ou d'enregistrements vidéo/audio.
Un communiqué de presse est un document officiel diffusé par une organisation à destination des journalistes et médias pour annoncer une information ou un événement. Il constitue l'outil de base des relations presse et doit être rédigé selon un format standardisé : titre accrocheur, lead informatif (qui, quoi, où, quand, pourquoi), développement et citation d'un porte-parole.
Un communiqué de presse efficace répond aux critères d'une information digne d'intérêt pour les journalistes : nouveauté, importance, impact, originalité. Il doit être concis (1 à 2 pages maximum) et factuellement irréprochable.
Une crise de réputation est une situation dans laquelle l'image d'une organisation est sérieusement menacée par des informations négatives qui se propagent dans les médias ou sur les réseaux sociaux. Elle peut être déclenchée par un incident interne, une publication journalistique, une campagne de dénigrement ou une rumeur virale.
La gestion d'une crise de réputation exige réactivité, transparence et cohérence des messages. Un plan de gestion de crise préparé à l'avance, combiné à une veille médiatique en temps réel, est la meilleure protection contre les dommages durables à l'image d'une organisation.
Le dossier de presse est un document complet remis aux journalistes pour présenter une organisation, un événement ou un produit de manière exhaustive. Contrairement au communiqué de presse qui annonce une information précise, le dossier de presse fournit le contexte, les chiffres clés, les citations et les visuels nécessaires à la rédaction d'articles approfondis.
Un dossier de presse efficace contient : la présentation de l'organisation, les chiffres clés, les biographies des dirigeants, les photos en haute résolution, les communiqués de presse récents et les contacts de l'attaché de presse.
L'e-réputation désigne l'image qu'une personne, une marque ou une organisation projette sur Internet à travers l'ensemble des contenus qui la concernent : articles de presse en ligne, avis clients, posts sur les réseaux sociaux, forums, blogs et résultats des moteurs de recherche. La gestion de l'e-réputation vise à surveiller, protéger et améliorer cette image numérique.
L'e-réputation (ou réputation en ligne) désigne l'image qu'une personne, une marque ou une organisation projette sur Internet, telle qu'elle est perçue par les internautes. Elle se construit à travers l'ensemble des contenus qui s'affichent lors d'une recherche : articles de presse en ligne, avis clients, publications sur les réseaux sociaux, forums, Wikipedia, etc.
L'e-réputation est aujourd'hui indissociable de la réputation globale d'une organisation. Sa gestion proactive est devenue un enjeu stratégique majeur, notamment en raison de la viralité des contenus numériques et de la permanence de l'information sur internet.
La gestion de crise désigne l'ensemble des processus et actions mis en place pour identifier, anticiper, contenir et résoudre les situations menaçant l'image d'une organisation. Un bon dispositif repose sur : une veille en temps réel, un plan de communication de crise préétabli, une cellule de crise réactive et des messages clés prêts à déployer.
L'indice de notoriété médiatique est un KPI synthétique mesurant la visibilité médiatique globale d'une organisation sur une période donnée. Il agrège plusieurs indicateurs : nombre de mentions, reach total, équivalent publicitaire, diversité des sources et régularité de la couverture. Il permet de suivre l'évolution de la présence médiatique et de la comparer à des benchmarks sectoriels.
Un influenceur est une personne capable d'influencer l'opinion et les comportements d'une communauté grâce à sa notoriété ou son expertise. Dans la veille médiatique, identifier les influenceurs clés permet de cibler les relations presse les plus efficaces. Au Maroc, le paysage couvre journalistes, blogueurs, créateurs de contenu (Instagram, TikTok, YouTube) et experts sectoriels.
Les KPI communication (Key Performance Indicators) sont des indicateurs clés utilisés pour mesurer l'efficacité des actions de communication d'une organisation. Ils permettent de transformer des activités qualitatives en données quantifiables et comparables dans le temps.
Parmi les KPI communication les plus courants : le nombre de retombées presse, l'Équivalent Valeur Publicitaire (EVP), la part de voix, le reach estimé, le score de tonalité, le taux d'engagement sur les réseaux sociaux et le Net Promoter Score (NPS) pour la réputation.
Le média monitoring digital désigne la surveillance spécifique des médias en ligne : sites d'information, blogs, forums, réseaux sociaux et applications mobiles. Il se caractérise par son volume élevé, sa vitesse (information en temps réel) et sa dimension interactive (commentaires, partages). Les outils utilisent le web crawling, le NLP et l'analyse de données pour traiter des milliers de sources simultanément.
Le media training est une formation professionnelle destinée aux dirigeants et porte-paroles d'organisations pour les préparer à s'exprimer efficacement face aux médias. Il couvre les techniques d'interview télévisée, radio et presse écrite, la gestion des questions difficiles, la transmission des messages clés et la communication non-verbale.
Un media training efficace combine exercices pratiques filmés, analyse critique et coaching personnalisé. Il est particulièrement important pour les situations de crise où la gestion médiatique peut faire la différence entre la maîtrise et l'amplification de la crise.
Le monitoring désigne en communication l'ensemble des activités de surveillance continue et systématique des médias et canaux digitaux. Plus large que la simple veille, le monitoring implique une collecte en temps réel, un stockage, une analyse et un reporting des données médiatiques.
Dans le contexte marocain, le monitoring couvre généralement : la presse écrite nationale et régionale, les chaînes TV et radio, les portails d'information en ligne, les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Twitter/X) et les forums ou plateformes d'avis.
Le monitoring média désigne la collecte et l'analyse des contenus publiés dans les médias. Il couvre la presse écrite, la presse en ligne, les chaînes de télévision, les stations de radio et les réseaux sociaux. C'est la base technique sur laquelle repose toute activité de veille médiatique professionnelle.
La part de voix (Share of Voice) mesure le pourcentage des mentions médiatiques d'une organisation par rapport au total des mentions de son secteur. Exemple : si une entreprise obtient 150 mentions sur 600 mentions sectorielles, sa part de voix est de 25%. C'est un KPI clé de la visibilité médiatique relative.
La part de voix (Share of Voice) est un indicateur qui mesure la proportion de mentions médiatiques d'une marque ou organisation par rapport au total des mentions de l'ensemble de ses concurrents sur un marché ou sujet donné.
Par exemple, si Monitor.ma génère 150 mentions dans les médias et que la totalité du secteur en génère 500, sa part de voix est de 30%. Cet indicateur est essentiel pour positionner une organisation par rapport à son environnement concurrentiel et mesurer l'efficacité relative de sa communication.
Le plan de communication de crise est un document stratégique préparé à l'avance qui définit les procédures, messages et responsabilités à activer en cas de crise médiatique. Il comprend : scénarios de crise possibles, cellule de crise et membres, messages clés pré-approuvés, porte-paroles désignés et procédures d'escalade. La règle d'or : le plan doit exister avant que la crise n'arrive.
Le porte-parole est la personne officiellement désignée par une organisation pour s'exprimer publiquement en son nom auprès des médias et du grand public. Il est le visage médiatique de l'organisation et doit être formé aux techniques de media training pour transmettre efficacement les messages clés.
Dans les situations de crise, le porte-parole joue un rôle capital dans la gestion de l'image et la préservation de la crédibilité de l'organisation. La désignation et la formation du porte-parole font partie intégrante d'un plan de communication de crise.
La presse arabophone marocaine désigne l'ensemble des médias qui publient en langue arabe au Maroc. Elle comprend des titres majeurs comme Assabah, Al Massae, Al Ahdath Al Maghribia, Akhbar Al Yaoum et le portail Hespress. Sa surveillance est essentielle pour toute organisation souhaitant une couverture complète du paysage médiatique national, notamment pour les institutions publiques et les marques grand public.
Un rapport de veille est un document synthétique compilant et analysant les résultats d'une surveillance médiatique sur une période donnée. Il comprend : volume de mentions, répartition par type de média, ton dominant, sujets les plus abordés, auteurs influents et recommandations stratégiques. Un bon rapport ne se contente pas de recenser les données : il les contextualise et en tire des enseignements actionnables.
Le reach médiatique mesure le nombre de personnes potentiellement exposées à une information ou une mention dans les médias. Il tient compte de l'audience du support : tirage pour la presse, audience TV/radio, visiteurs uniques pour le web, abonnés pour les réseaux sociaux. C'est un indicateur fondamental de l'impact réel d'une retombée presse.
Le reach médiatique (ou portée) est le nombre estimé de personnes touchées par une retombée presse ou un ensemble de retombées sur une période donnée. Il est calculé en agrégeant l'audience des supports médiatiques dans lesquels une organisation a été mentionnée.
Pour un article publié dans un journal ayant 50 000 lecteurs quotidiens, le reach est estimé à 50 000. Pour une émission TV regardée par 1,2 million de téléspectateurs, le reach sera de 1,2 million. Le reach total d'une campagne de relations presse additionne ces audiences, en tenant compte des duplications entre médias.
Les relations presse (RP) désignent l'ensemble des activités visant à établir et entretenir des relations avec les journalistes, rédacteurs et médias dans le but d'obtenir des retombées presse favorables pour une organisation. Elles constituent une composante essentielle de la communication corporate.
Les outils classiques des relations presse incluent : le communiqué de presse, le dossier de presse, la conférence de presse, les briefings journalistes et les voyages de presse. Mesurées grâce à la veille médiatique, les RP permettent d'évaluer le ROI des actions de communication.
Une retombée presse désigne toute publication dans un média qui mentionne une organisation ou traite d'un sujet d'intérêt. Les retombées peuvent être spontanées (couverture journalistique naturelle) ou suscitées (suite à un communiqué ou une conférence de presse). L'analyse des retombées — en volume, qualité et reach — est le principal indicateur de l'efficacité des relations presse.
La revue de presse est une sélection organisée et commentée d'articles et de contenus médiatiques, généralement livrée quotidiennement aux décideurs. Elle synthétise les informations les plus pertinentes parues dans les médias, permettant aux dirigeants de rester informés. Au Maroc, elle couvre les médias francophones et arabophones avec livraison chaque matin avant 6h.
La revue de presse est une synthèse sélective des articles, reportages et publications médiatiques pertinents pour une organisation, diffusée quotidiennement ou à une fréquence définie. Elle constitue un outil essentiel pour les dirigeants et équipes communication qui souhaitent rester informés des sujets qui touchent leur activité sans avoir à lire l'ensemble des médias.
La revue de presse peut être produite sous format papier, PDF, email ou via une plateforme digitale interactive. Elle peut couvrir la presse nationale, régionale, spécialisée et internationale selon les besoins.
La tonalité (ou sentiment) d'une mention médiatique désigne son orientation émotionnelle ou évaluative : positive, négative ou neutre. L'analyse de tonalité permet de qualifier la nature des retombées médiatiques au-delà du simple comptage de mentions.
Dans le cadre d'une veille médiatique professionnelle, la tonalité peut être déterminée manuellement par un analyste ou automatiquement via des algorithmes de traitement du langage naturel (NLP). Au Maroc, l'analyse de tonalité présente une complexité particulière en raison du multilinguisme (français, arabe classique, darija).
La veille concurrentielle consiste à surveiller les activités, les prises de parole et la présence médiatique des concurrents. Elle permet d'identifier leurs points forts et faibles en communication, d'anticiper leurs mouvements et d'orienter sa propre stratégie. Dans le contexte marocain, elle intègre la surveillance des médias locaux, des réseaux sociaux et des communiqués de presse.
La veille concurrentielle est un processus de collecte et d'analyse systématiques des informations sur les concurrents d'une organisation : leurs activités, leurs communications, leurs actualités, leurs prises de position et leur image dans les médias. Elle permet d'anticiper les mouvements de la concurrence et d'adapter sa stratégie en conséquence.
Dans le cadre de la veille médiatique, la veille concurrentielle suit les retombées presse des concurrents pour mesurer leur part de voix, analyser leurs messages clés et identifier les opportunités de communication non exploitées par votre organisation.
La veille médiatique est le processus de surveillance, de collecte et d'analyse systématique de l'ensemble des contenus diffusés dans les médias (presse, TV, radio, web, réseaux sociaux) dans le but de suivre les mentions d'une organisation, d'un sujet ou d'un secteur d'activité. Elle permet aux organisations d'être informées en temps réel de leur exposition médiatique et de l'évolution de leur image.
La veille médiatique est un processus continu de surveillance, de collecte et d'analyse des informations publiées dans les médias (presse écrite, TV, radio, web, réseaux sociaux) concernant une organisation, un secteur d'activité, une personnalité ou tout sujet stratégique. Elle permet aux organisations de rester informées de leur couverture médiatique et de prendre des décisions éclairées en matière de communication.
Synonymes : monitoring médias, media monitoring, surveillance presse
L'équivalent publicitaire (EAP) mesure la valeur monétaire d'une retombée presse en la comparant au coût d'un espace publicitaire équivalent dans le même support. Il est calculé en multipliant la surface d'un article (ou la durée d'un passage TV/radio) par le tarif publicitaire correspondant. Métrique à compléter par l'analyse de sentiment et le reach.
L'Équivalent Valeur Publicitaire (EVP), également appelé AVE (Advertising Value Equivalent) en anglais, est un indicateur qui mesure la valeur monétaire d'une retombée presse en la comparant au coût qu'aurait représenté le même espace en publicité payante.
Par exemple, si un article de 1/2 page dans L'Économiste serait facturé 30 000 MAD en publicité, la retombée presse équivalente se voit attribuer un EVP de 30 000 MAD. Bien que critiqué par certains professionnels pour ses limites méthodologiques, l'EVP reste un indicateur largement utilisé pour valoriser les relations presse auprès des décideurs.
Social Listening
Le social listening est la pratique consistant à surveiller en permanence les mentions d'une marque sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, TikTok, LinkedIn, YouTube, X/Twitter). Il permet d'analyser les conversations pour comprendre les tendances, les sentiments et les besoins des audiences, et de détecter les crises naissantes.